08/01/2009

L'empreinte du ballon

 

Traces

 

L'empreinte du ballon


Contrairement à la jeep
et au buffle
le dirigeable à pédales
ne laisse aucune trace
de son passage.
Il traverse le ciel
sans laisser la moindre
trainée de kérosène

10:11 Écrit par Laurence Latour | Lien permanent | Commentaires (0)

06/12/2008

De mémoire de baobab

 

Baobab_LaurenceLatour

 

 

De mémoire de baobab


En Afrique
Il y a quelque chose
Dans l’air et dans la terre,
Quelque chose de primaire
Qui vous fait revenir en arrière
tant et si loin que les souvenirs
des ancêtres de vos arrière arrière
grands-pères vous reviennent
en dehors de vos rêves

Je ne sais pas ce que c’est au juste,
peut-être c’est la poussière,
le soleil ou bien les arbres
qui gardent l’histoire de l’homme
en mémoire et vous la transmettent
en direct quand vous respirez
leurs particules en vous cachant
des rayons sous les branches.


00:02 Écrit par Laurence Latour | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2008

Paradis de pacotille

 

 

Plage

 

PARADIS DE PACOTILLE



Ce qui nous a le plus frappé
durant ce voyage peut-être
c’est l’absence quasi totale
d’une classe moyenne
dans la société kenyenne.

Elle existe sans aucun doute
et se développe certainement dans les villes
mais le gouffre entre les riches
et les pauvres est tellement
béant qu’il occulte toute autre
réalité.

Il n’y a pas de gens riches
et de gens pauvres,
Il n’y a que des gens très riches
et des gens très pauvres.

 

En particulier sur la côte
où le temps semble s’être arrêté
à l’époque caricaturale
des blancs paternalistes
et tyranniques
et des noirs paresseux
et corrompus.

Là-bas les colons d’Angleterre,
d’Allemagne, de Suède et d’Italie
vivent retranchés
dans leurs forteresses dorées,
au bord de leurs plages privées
où les cocottiers abritent

les putains du soleil
et leurs frères que les touristes,
hommes et femmes,
achètent en kit
sur catalogue en Europe,
et qu’ils et elles consomment
sous les lampions et les cocktails.

Quel monde.

La loi là-bas
c’est chacun pour soi
et Dieu pour moi.

A Diani Beach,
le sort de l'espèce humaine

me semble bien plus préocuppant
que celui des requins-baleine (*)
 - à mon humble avis enfin -

Je m’en voudrais toutefois
de terminer mon compte-rendu
sur ce constat un peu sombre
car ce séjour à la côte s’est terminé
merveilleusement avec la rencontre
d’une communauté de pêcheurs
et la visite de trois écoles,
et le sourire magnifique des enfants
qui rayonnent profondément
malgré les conditions précaires
dans lesquelles ils grandissent
souvent.


(*) REMARQUE
Christian voit les requins-baleines comme un espoir
dans plusieurs pays du monde, pas seulement à Diani,
pour augmenter le niveau local des populations.
C'est l'un des axes du projet global d'Eco-Sys
de commencer des projets dans différentes régions du monde
où l'on trouve les requins-baleines car ils peuvent très vite devenir
un élément marketing important pour les touristes
en recherche de sensations fortes.
Les "whale watching" à travers le monde font vivre des communautes entières.
Mais bien sûr, il faut un gros travail communautaire qui va au-delà
de l'aspect touristique ou les opérateurs se goinfrent
et la population ramasse les miettes.

 


Village_HommesQuiLavent

© laurence latour


 

 

ForteresseDoree_Verso

© laurence latour

 



Village_EnfantTetePorteuse

© laurence latour

 

 

Enfant_velo

© laurence latour

21:54 Écrit par Laurence Latour | Lien permanent | Commentaires (0)