23/11/2008

Rencontre avec les Massais de Champoli


écoutez un chant d'Afrique

 

 

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© laurence latour

 

 

Rencontre avec les Massais de Champoli


Première journée au Kenya. On quitte Nairobi à 6 heures du matin pour se rendre à Champoli, près du lac de Magadi. Champoli, c'est le village de Chonny, un ami de Mary * qui représente les Massais aux Nations Unies.


Après quelques kilomètres sur la route principale, on quitte le macadam pour la terre rouge de la piste. Stéphane observe les arbres et les vents, il se demande s'il y a des thermiques et si les épines des acacias pourraient percer l'enveloppe du ballon.  

Tout est rouge, brun, vert et poussière. La terre est sèche et pourtant les gens la cultivent. On croise deux jeunes Massais, ils se retournent pour nous saluer tout sourire au milieu de leurs chèvres ...  Quel sourire ! Le sourire de l'Afrique, le sourire aux pieds nus. Je ne me souviens pas d'un sourire si généreux en Europe. Peut-être devrions nous réapprendre à marcher nus pieds dans nos vies pour retrouver la profondeur du sourire intérieur.


Pendant que je songe à mon sourire intérieur, on arrive au lac de Magadi où les flamants sont roses et l'eau salée. Les gazelles et les zèbres sortent des buissons, la jeep s'embourbe, notre guide nous montre des traces de buffle dans le sable. Et non loin de cette vie tellement sauvage, un village : le village de Champoli.


Chonny nous accueille dans la rue animée, les enfants et les hommes nous observent, ils sourient et nous saluent. Les femmes esquivent nos regards et parfois même, elles se cachent. Chonny nous invite dans une hutte où sont regroupés les hommes importants du village. Mary nous présente, Chonny traduit, il explique le projet de Stéphane qui sort ses photos et mime le pédalage et le mouvement des hélices pour expliquer le fonctionnement du ballon. L'assemblée s'anime, certains semblent perplexes, d'autres sourient et posent des questions... l'album photo passe de mains en mains... je meurs d'envie de prendre des photos mais je respecte le protocole, j'attends patiemment que Chonny fasse la demande officielle. Je profite de cet instant unique, j'enregistre cette rencontre incroyable entre l'ethnique et la technique.


J'observe ces hommes qui mesurent leur beauté à la longueur de leurs lobes percés, je me demande quelle vie ils mènent, qui sont leurs femmes, combien elles sont, je me demande ce qu'ils font, combien d'enfants ils ont, je me demande ce qu'ils pensent de ce ballon et de cet homme blanc qui le fait voler. Je me demande s'ils ont des dieux, des peurs, des espoirs, des désirs, je me demande de quoi ils rêvent.... je voudrais parler leur langue et Mary me souffle enfin qu'ils acceptent que je les prenne en photo... une image vaut 10.000 mots.

 

 

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© laurence latour

 

 

 

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© laurence latour

 

 

 

 

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© laurence latour

 


Après Champoli, Julius nous emmène dans sa "Manyata",
sorte de ferme composée de deux ou trois huttes
où les Massais vivent avec leur famille proche une fois
que les anciens les y autorisent.

 

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© laurence latour

 

 

 

 

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© laurence latour

 

 

 

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© laurence latour

 

 

 

 

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© laurence latour

 

 

 

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© stéphane rousson


Un des moments les plus doux pour moi:
ce petit garçon que je ne n'avais pas vu juste à côté de moi,
concentrée que j'étais sur les photos que je prenais de sa maman,
et qui attendait patiemment tête baissée que je le salue
selon la coutume en posant ma main sur son front.

 

16:36 Écrit par Laurence Latour | Lien permanent | Commentaires (2)

Massais

11:25 Écrit par Laurence Latour | Lien permanent | Commentaires (0)