28/11/2008

Projet requins-baleines à Diani Beach

 

 

Pecheur

 

Diani Beach

 

© stephane rousson


La côte kenyanne, un contraste flagrant, un océan magnifique, des pêcheurs tradionnels en pirogue et le choc, derrière, certes de magnifiques réalisations architecturales pour touristes fortunés et si l’on regarde un peu plus loin derrière le makouti se cache à 50 mètres du bord de mer la route nationale...et là... la jungle, les bidonvilles, la pauvreté. Un mélange complexe des riches, et des sans rien avec un beau sourire.

Et nous... que faisons nous ici ?

Partagés entre la pauvreté et le sourire des gamins, alors que nous dormons bien au chaud encadrés de gardes et de barbelés.

Là-dessus, nous sommes venus avec Christian pour mettre en place un programme d’aide aux requins-baleines.

La tâche sera dure, il faut à la fois convaincre les pêcheurs d’abandonner les filets en nylon donnés par les américains, qui tuent les tortues et les requins-baleines et trouver des solutions adaptées pour qu’ils puissent aussi vivre de leur travail.

Parmi tous ces riches, certains essayent de se démarquer, comme Volker et Nimo. Ils montrent leur engagement dans la préservation de l’environnement avec des idées intéressantes telles que la fabrication de carapaces de tortues en fibre de verre (alors que tous les blancs, en abordent de vraies qu’ils achètent à prix fort, corrompant ainsi les pauvres pêcheurs à attraper de grosses tortues pour en vendre leurs belles carapaces). Pour la petite histoire Volker achetait les tortues que venaient d’attraper les pêcheurs et leur demandait de les rejeter à l’eau, après avoir fait cela deux trois fois, les jours suivants, les pêcheurs lui en ramenaient des dixaines... Ce n’était pas la bonne solution non plus d’acheter pour relâcher.. comme quoi l'argent ne fait pas l’environnement.
 
Volker de son coté, passionné de pêche au gros retrouve sa passion de chasseur-pêcheur en tagant de son fusil harpon les requins-baleines, pour aider les chercheurs à mieux connaître le comportement de ses belles bêtes.

Enfin, vaste programme...
J’espère que nous arriverons à faire prendre conscience aux touristes qui sont autant responsables sinon plus de la dégradation de cet environnement. Et par environnement, il faut comprendre, les hommes, les animaux et la terre et les végétaux... tels les 3 ou 4 mousquetaires, on ne peux en oublier un.

Alors comment faire ? Par qui, par quoi commencer ?
Christian jette une goutte d’eau dans ce désert d’ignorance
que la goutte tombe sur la graine qui fera pousser la forêt...!

 

Stéphane Rousson

 

DSC01633

© stephane rousson

 

 

 

whaleshark




Pour en savoir plus sur le projet d'Eco-Sys
cliquez ici


 

23:45 Écrit par Laurence Latour | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Bonjour,quelles sont les caracrtéristiques conseillées pour un filet de peche destiné à un pécheur local de Diani?
longueur maxi
dimensions des mailles
Hauteur maxi
Comme vous le dites il y a beaucoup de misere et peu de touristes sortent de leur club pour allez visiter Ukunda!
Salutations
Alain

Écrit par : CHAUMETTE | 28/02/2010

beaucoup appris

Écrit par : ErunnyArgutty | 06/06/2012

Les commentaires sont fermés.